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Chez Francis Bourges
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3 avril 2021

1. Derrière les Petits soldats

Derrière les petits soldats (Hermand-Brun / L. Colonge)
 

 

Refrain

Derrière les p’tits soldats,
Qui passent musique en tête,
Je trouve que c'est charmant,
De s'en aller gaiement,
Suivre leur régiment,
Ça m’met le cœur en fête
J'aime à marcher au pas,
Derrière les p’tits soldats.

1
Marchant au pas un régiment s'avance,
On voit passer les joyeux fantassins,
Au milieu d'eux le drapeau se balance,
Et les clairons reprennent leurs refrains,

Puis la musique fait sa réplique.
Et le bruit du tambour réveille le faubourg,
La cantinière s'en va légère,
Et le tambour major,
Brille galonné d'or.

2
En les voyant le képi sur l'oreille,
Pour défiler crânement et joyeux,
Au milieu d'eux un espoir se réveille,
Et le bonheur brille dans tous les yeux.
Une fillette leur fait risette,
Et tous les citadins près d'eux tapent des mains,

Chacun s'empresse
Plein d'allégresse
De montrer leur gaîté
Et leur fierté.

3
Déjà le bruit s'éloigne dans l'espace,
Ils sont passés ces joyeux batailleurs,
De loin en loin leur colonne s'efface,
Mais on entend encore les clairons.

Marche guerrière,
Rapide et fière,
Toi qui guides nos soldats,
Sous le feu des combats.
De la victoire,
Ou de la gloire,
On sut montrer souvent,
Notre étendard flottant.

Paroles récupérées ici

Mp3 partiel ici 

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31 janvier 2021

33. Le Maître-nageur

Notice BNF

 

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43269286r

 

Le Maître-nageur ! Chansonnette
Paroles de Rolla, musique de Henri Senée
Paris : F. Bigot, [1888]
Lieu de création : Alcazar d'Eté

Chantée par Debailleul

 

1er couplet

Aux bains de mer l'année dernière
Une mignonnette ouvrière
Voulut un jour prendre leçon
D'un professeur de natation

Elle revêtit son costume
Et de son petit pied frôlait l'écume
Quand il la plongea subitement
Dans l'onde amère en lui disant :

 

Refrain
Le ciel est bleu la mer est belle
Faut retenir ce qu'on vous apprend

Etendez les jambes mademoiselle
Et portez les bras en avant,

Le ciel est bleu la mer est belle
Faut retenir ce qu'on vous apprend
Etendez les jambes mademoiselle
Et portez les bras en avant.

 

2ème couplet
Oh le méchant s'écria t-elle
Ayez pitié d'une demoiselle
Qui n'a jamais pris de bains froid
Et qui grelotte entre vos bras

Mais lui sans pitié la rejette
Sur la vague où notre pauvrette
Trouvant l'eau moins froide qu'avant
Se laisse bercer doucement.

 

3ème couplet
C'est une affaire d'habitude
La leçon n'a pas été rude
Je vais vous montrer pour finir
Une chose qu'il faudra bien retenir

Permettez que ma main vous soutienne
Si vous voulez prenez la mienne
Pour faire la planche sans frayeur
Voici le moyen le meilleur.

 

4ème couplet
En la soutenant sur les lames
Lui qui se connaissait en femmes
Regardait sans en avoir l'air
Ce qui dépassait le niveau de la mer

La petite se trouvant à l'aise
Sans peur d'être lorgnée de la falaise
Le regardait d'un air coquin
Pendant qu'il répétait ce refrain :

 

5ème couplet
Aux bains de mer la petit ouvrière
Revint encore pour se distraire
Et bientôt le maître nageur
Sentit qu'elle avait pris son coeur

Dédaignant les femmes du monde
Et trouvant celle-là plus ronde
Un beau jour en caleçon de bain
Il fit la demande de sa main.

 

Refrain final
Le ciel est bleu la mer est belle
Dit le maître-nageur en souriant
Allez de l'avant mademoiselle
Vous savez nager maintenant,

Le ciel est bleu la mer est belle
Dit le maître nageur en souriant
Allez de l'avant mademoiselle
Vous savez nager maintenant.

 

MP3 ici par Pierre Valray :
http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/audio/ch_perdues/le_maitre_nageur.mp3

Partition trouvée sur ebay : 

33 Le Maître-nageur 01 (ebay)

33 Le Maître-nageur 2 ebay

Notice au catalogue de la BNF :

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43269286r

***

J'ai trouvé aussi, des mêmes auteurs :Senée, Henri. La Maitresse Nageuse : Réponse (au Maître Nageur) / Paroles de Rolla ; Musique de Henri Senée. Paris : F. Bigot, Editeur, [1888]. 19th Century French Sheet Music Collection. Marvin Duchow Music Library, McGill University. Retrieved April 11, 2021 from http://digital.library.mcgill.ca/fsm/fullrecord.php?ID=11426

Je publie la partition au cas fort probable où la chanson aurait été composée sur le même air :
 

33bis La Maîtresse nageuse 1

33bis La Maîtresse nageuse 2

33bis La Maîtresse nageuse 3

5 février 2021

30. Toujours Française

Toujours Française : scène historique /
Paroles de Cressonnière ; musique de Armand Roggées ; créée par Mercadier à la Scala 
Paris : L. Baudot, [1887]

 

Connue aussi comme "= Les Deux soeurs Alsace et Lorraine" et notée "Alsace et Lorraine" dans le carnet

 

1
Une fillette au blanc corsage
Reçut d’un officier prussien
Cet aveu dans un doux langage :
- Voulez-vous accepter ma main ?

 

Vous avez, lui répondit-elle
L’audace de votre pays
Pour vous, ma haine est éternelle
Et ainsi que pour vos amis

 

Refrain
Alsace et Lorraine
Les deux pauvres soeurs
Oh, race germaine,
Tu brises leurs coeurs

 

Mais là-bas la France
Travaille toujours
À leur délivrance
Pour les plus beaux jours.

 

2
Ses beaux yeux remplis de grosses larmes
La fillette dit au Germain
Vous avez passé par les armes
Mon fiancé que j’aimais bien

 

Et tu voudrais, race farouche
Après m’avoir brisé le coeur
Par un mensonge de ta bouche
Me ravir encore mon honneur ?

 

3
Sous vos coups a péri mon père
Qui défendait l’humble foyer
De chagrin est morte ma mère
Que vous voulûtes fusiller.

 

Seule, je reste sur la terre
Mais mon bras saurait les venger
Si mon pays de sa voix fière,
Nous disait « Sus à l’étranger ! ».
 

Paroles trouvées ici : 
https://raddo-ethnodoc.com/raddo/titreoff/8558 

 

 

23 janvier 2021

37. Un Drame dans la colonne

Un Drame dans la colonne ! Chansonnette
Paroles de Eugène Rimbault ; musique de Emile Spencer
Paris (7, rue d'Enghien) : [s.n.], [1896]
chantée par Polin

 

 

Avec une bobonne très gentille,
On passait place de la Bastille
Quand elle me dit : « Si on montait
De d’ssus la colonne de Juillet. »

 

L’escalier était sans lumières
J’y grimpais la tète la première
D’façon à c’que quand elle montait,
J’lui chatouillais un peu l’mollet.

 

« Qu’est ç’tu fais ? », m’dit la bobonne
« Rien tu vois, j’explore la colonne !
Il fait noir, sacré nom d’un chien,
Mais j’trouve suffisamment l’chemin ! »

 

Là-haut j’lui dis « Viens voir ma chère,
On voit bien plus loin qu’les frontières
Et p’têt ben qu’y s’rait pas si tard,
On verrait p’têt Madagascar ! »

 

Du haut de notre observatoire
Nous restâmes jusqu’à la nuit noire,
Et quand on r’descendit soudain,
V’là qu’on avait fermé l’machin !

 

« Ben on est propre ! » dit la bobonne,
« On va r’monter d’sus la colonne,
On tachera d’faire signe aux passants
Sacré fourbi qu’il y a la d’dans ! »

 

« Jette ton mouchoir, dis-je à la belle,
On verra mieux qui qu’c’est qu’appelle »,
Elle le jette, et puis on attend,
Mais c’était p’têt pas suffisant…

 

« Jette ton jupon, jette ton corsage,
Au besoin, jettes-en davantage,
Moi, j’peux pas jeter mes vêtements,
Vu qu’ils sont au gouvernement ! »

 

Elle jette sa jupe, son corsage rose,
Mais ca produisait pas grand chose,
Alors v’la qu’elle balance en bas,
Son pantalon et puis ses bas !

 

Comme elle venait d’jeter sa ch’mise,
Et qu’on sentait une légère brise,
J’lui dis : « Garde tes jarretières sur toi,
T’auras toujours un peu moins froid ! »

 

Ayant perdu toute espérance,
Au sujet de notre délivrance,
J’dis a la p’tite : « Puisqu’c’est ainsi,
On va passer la nuit ici ! »

 

La bobonne resta sans voiles,
A r’garder briller les étoiles,
Et moi chaque fois qu’elle se ’r’tournait,
C’était la lune, c’était magnifique !

 

Enfin pour finir l’aventure,
L’matin à l’heure de l’ouverture,
J’descends chercher ses vêtements
Tombés au pied du monument.

 

Puis les ayant r’mis à la p’tite,
Au quartier moi j’cours au plus vite,
Et là-bas j’arrive juste à temps,
Pour que l’adjudant m’foute dedans. 

 

Notice au catalogue de la BNF :

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb432807820

21 janvier 2021

38. Quand je n'étais pas grand

Quand je n'étais pas grand. Chansonnette comique....
Paroles de E. Rimbault et Desmarets . Musique de Lucien Delormel
Paris (10, rue d'Enghien) : Répertoire Maurel, [1891]

[Texte à venir]

Il s'agit de variations sur cette comptine populaire :

Quand j'étais petit je n'étais pas grand
Je montrais mon cul à tous les passants
Maman me disait veux-tu le cacher
Moi j'lui répondais veux-tu l'embrasser 

Notice au catalogue de la BNF

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42945645z

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23 mars 2021

7. Les Chieurs de long

7. Les Chieurs de long

[Texte à venir

Il semble que ce soit une version, avec des paroles différentes, de ceci :]

 Les Scieurs de long

1
Y'a rien d'aussi habile,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Y'a rien d'aussi habile,
Que nos scieurs de long.

2
Quand ils sont à leurs pièces,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Quand ils sont à leurs pièces,
En sciant du chevron.

3
Le maître vient les voir (re),
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Le maître vient les voir (re),
Courage, mes enfants !

4
Quand l'ouvrag' sera faite,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Quand l'ouvrag' sera faite,
Nous nous en irons.

5
Pour aller voir nos femmes,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Pour aller voir nos femmes,
Tous ceux qui en auront.

6
Y'a plus que le p'tit Pierre,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Y'a plus que le p'tit Pierre,
Mais nous le marierons.

7
À la petit' Jeannette,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
À la petit' Jeannette,
La fille du patron.

8
Y r'cevront en mariage,
Congréé lon la,
Barbagnat,
Berdingué,
Réponds : crrré !
Y r'cevront en mariage,
Une bell' bott' d'oignons.

Version récupérée ici : http://parlanjhe.asteur.fr/IMG/pdf/textesjourneelanguematernelle2014.pdf

***

Autre version plus proche encore récupérée ici : http://www.cc-lamarchoise.com/blog/diab-en-jhingue/

LA CHANSON DES CHIEURS DE LONG
(FOUCHTRA MACHTINGOU)

Chanson collectée en 1973 à Saint-Secondin
Archives sonores Centre de ressources « e-vellour »
Centre Culturel – La Marchoise 86160 Gençay
La chanson se chantait en dansant sur des pas de marchoise (danse) et avec un accent supposé « auvergnat »

O y’a rien d’auchi drôle lon la

Con-gré par-mi-nia
Fouchtra mach-tin-gou
Rouch-ka
Ch..Ch..

O y’a rien d’auchi drôle
Que les chieurs de long (ter)

Ils chont là chur leur pièche lon-la
A chier des chevrons

Leur maîtr’ qui vint les voère
Chiez bin mes garçons

A la chaijon prochaine
Tous nous nous en irons

Nous irons voère nous femmes lon la
Tous thiés-là qu’en aront

O ya que nout’ grous Piâre lon la
Que nous mariderons

Ac’ la grousse Gabrielle lon la
Nous le mariderons  




11 décembre 2020

59. La Paimpolaise

La Paimpolaise (Théodore Botrel)

1

Quittant ses genêts et sa lande,
Quand le Breton se fait marin,
En allant aux pêches d'Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gâs
Fredonne tout bas
"J'aime Paimpol et sa falaise,
"Son église et son grand Pardon ;
"J'aime surtout la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

2

Quand leurs bateaux quittent nos rives,
Le curé leur dit : "Mes bons fieux,
"Priez souvent Monsieur Saint Yves
"Qui nous voit, des cieux toujours bleus."
Et le pauvre gâs
Fredonne tout bas ;
"Le ciel est moins bleu, n'en déplaise
"A Saint Yvon, notre Patron,
"Que les yeux de la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton !"

3

Guidé par la petite Étoile,
Le vieux patron, d'un air très fin,
Dit souvent que sa blanche voile
Semble l'aile d'un Séraphin...
Et le pauvre gâs
Fredonne tout bas :
"Ta voilure, mon vieux Jean-Blaise,
"Est moins blanche, au mât d'artimon,
"Que la coiffe à la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

4

Le brave Islandais, sans murmure,
Jette la ligne et le harpon ;
Puis, dans un relent de saumure,
Il se couche dans l'entrepont...
Et le pauvre gâs
Soupire tout bas :
"Je serions ben mieux à mon aise,
"Devant un joli feu d'ajonc,
"À côté de la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

5

Puis, quand la vague le désigne,
L'appelant de sa grosse voix,
Le brave Islandais se résigne
En faisant un signe de croix...
Et le pauvre gâs
Quand vient le trépas,
Serrant la médaille qu'il baise,
Glisse dans l'Océan sans fond
En songeant à la Paimpolaise...
Qui l'attend au pays breton !... 

3 mars 2021

17. Le Chant des zouaves

Le chant des Zouaves = Marche du 1er zouaves

1
Sous le soleil brûlant de l'Algérie,
Notre étendard planait calme et vainqueur,
Au cri d'appel de sa mère Patrie,
Du Nord il court affronter la rigueur,

Viens déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés ô mon noble drapeau,
Déjà noircis de poudre et de fumée,
Au premier rang il flotteront bientôt.

Refrain
Hourrah ! Hourrah ! Mon brave régiment,
Le tambour résonne,
Notre clairon sonne,
Hourrah! Hourrah ! Zouaves en avant!
En avant ! en avant ! en avant!

Pan, pan, l'Arbi, les chacals sont par ici.
Les chacals et les vitriers.
N'ont jamais laissé les colons nu-pieds
A trente sous la paire de souliers.
Les chacals et les vitriers,
N'ont jamais laissé les colons nu-pieds.

2
Ainsi qu'on voit des flancs noirs d'un nuage
Jaillir soudain la foudre et les autans
Tels des vaisseaux s'élançant sur la plage
De nos zouaves les flots impatients

Comme un torrent de laves bouillonnantes
Leurs bataillons fondent sur l'ennemi
Et font monter leurs vagues triomphantes
Jusqu'au sommet des remparts de granit

3
Que le conscrit tout bas se désespère,
S'il passe un jour sans vivres, sans abri,
Le vieux soldat sait dormir sur la terre.
Le sol suffit à son corps endurci,

Puis nous avons pour chasser la famine,
Certains moyens qu'en Afrique on apprit,
Nos maraudeurs fournissent la cantine,
On vit souvent aux frais de l'ennemi.

4
Jeunes beautés qu'à l'hiver le ciel donne,
Comme au printemps il a donné les fleurs.
De vos plaisirs, effeuillez la couronne.
Dansez gaiement grâce à vos défenseurs.

Mais si soudain survient dans une fête,
Un vieux chacal au front cicatrisé,
Qu'un doux sourire acquittant votre dette,
Lui paye, enfants, le sang qu'il a versé

5.
Sans crainte, amis, on peut fouler la terre.
Qui tôt ou tard doit recevoir nos corps,
Lorsqu'on sent là... seul bien du militaire.
Un cœur loyal, une âme sans remords.

Heureux celui qui meurt dans les batailles,
Sous son drapeau près de ses vieux amis,
Il a du moins de nobles funérailles.
Et Dieu bénit qui meurt pour son pays 

Une version avec les huit couplets ici :

https://musique-militaire.fr/armee-dafrique/marche-du-1er-zouave



6 janvier 2021

45bis Le Biniou

 Le Biniou. Chanson bretonne....
Paroles d' Hippolyte Guérin ; Musique d'Emile Durand
Paris : E. Heu, [1856]

1
De ma bourse un peu pauvrette
Où l'ennui m'a fait fouiller,
Je me suis permis l'emplette
D'un biniou de cornouiller
Sur notre lande bretonne
oh ! Les jolis airs qu'il sonne !
Oh ! Comme il endort les coeurs,
La fatigue et les couleurs !

Refrain :
Les douleurs sont des folles !
Et qui les écoute est encore plus fou !
A nous deux toi qui consoles,
Biniou, mon biniou, mon cher biniou !

2
Près de moi tout lui fait fête :
C'est l'oiseau qu'il réjouit,
C'est l'écho qui le répète
C'est la brise qui le suit.
Quelle est donc cette magie
Qui nous jette, en pleine vie
Le sourire au sein des pleurs,
La gaïté sur les douleurs ? ...

3
Mais la somme qu'il me coûte,
Sera lente à revenir
Et bien des rigueurs sans doute,
M'en laisseront souvenir :
Ma sacoche un peu moins lourde
Moins de cidre, dans ma gourde
Puis... Qui sait ? ... jours de malheurs !
La faim même et ses douleurs ! ...

 

 Notice au catalogue de la BNF

 https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb429703179

Trouvée ici : http://loic.fejoz.free.fr/biniou/ avec un mp3 a capella

 Et ici : https://arbrealettres.wordpress.com/2020/02/26/le-biniou-hippolyte-guerin/

27 février 2021

19. Aïda

Aïda (auteurs inconnus)

1
Je n’avais pas vingt ans quand les yeux bleus d’un ange
D’une belle au cœur pur brillèrent dans ma nuit.
Surpris je contemplai son doux regard étrange
Qui caressait mes yeux radieux et séduits

Depuis j’ai bien des fois à sa lèvre embaumée
Sous l’osais en fleurs cueilli de doux souffrirs
Quand la brise du soir, suave et parfumée,
Eveille dans mon cœur les plus ardents désirs

Refrain
Et sous les verts palmiers quand la timide aurore
Venait nous annoncer le retour d’un beau jour
Aïda me disait : « Ami, je veux encore,
Je veux vivre et mourir, vivre et mourir d’amour.

2
Tendrement enlacés près de beaux lauriers roses
Nous soupirions d’amour en contemplant les cieux
Lorsque le colibri nous chantait mille choses
Nos âmes s’unissaient à leur concert joyeux

[Et] quand avec mystère passait la nuit suprême
Aïda rayonnait en me disant : « ami,
Sous le soleil brûlant de tout mon cœur je t’aime
Mais je t’aime encore [bien] mieux quand tout est endormi. ».

3
Une nuit nous rêvions sous la voûte azurée
La nuit tout mon bonheur hélas devait finir
La lèvre sur la lèvre et la voix enivrée
Nous nous aimions tous deux en parlant d’avenir

Prise d’un transport étrange en une mortelle étreinte
Je pressai sur mon cœur cette ange grâcieuse
Je saisi à sa bouche une suprême étreinte
Et son âme s’envola légère vers les cieux

Refrain final
Ah ! Reviens me charmer souvenir, que j’adore
De celle que j’aimais j’ai vu les derniers jours
En fermant ses beaux yeux elle me disait encore
Je veux vivre et mourir, vivre et mourir d’amour.

 

 Il s'agit peut-être de "Aïda, chanson maure" par Jules Cohen chantée par Mme Engally pour la première fois en 1879.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4781431x/f4.image.r=engally%20chanson%20maure?rk=21459;2 

 

7 mars 2021

15. Le Départ de la classe

Le Départ de la classe (auteurs inconnus)

1
Oui c’est cette année qu’on a la tire
Chico cando
A son tour on pourra dire « j’vais rigoler ! »
C’est couette
Il [n’] y aura plus d’corvées à faire
Ah c’qu’on va rigoler
On fera la cour aux bergères
Au lieu de faire celle du quartier

Refrain

Ah chouette ! Ah chouette !
C’est c’t’année qu’on s’la casse
Ah chouette ! Ah chouette !
Car nous sommes de la classe
Pensez, pour nous, quelle fête !
L’as de carreau y en faut plus
Préparez-vous les gigolettes
A rattraper le temps perdu

2
Oui nous n’serons plus sentinelles
Le sac au dos
A moins que ce soit pour une belle
Que l’on aime [qu’] on fait le poireau

Adieu les revues d’installage [ ???]
J’en ai assez passées
C’que passerez [ ???] ce sera les corsages
Des p’tites femmes que j’verrai passer

3
En descendant notre paquetage
Oui nous chanterons
Aux bleus nous souhaiterons « Bon courage ! »
Et joyeusement nous partirons
Nous aurons fait notre tâche
Bravons [bravant ?] chagrins et soucis
Aussi chantons sans relâche
Le refrain de la classe que voici

Rien trouvé à ce jour (2021-04-08)

Gallica signale : Louis Millécamps - Le Départ de la classe 1893 Lille Impr. Delory 1 page dans le numéro du 1er janvier 1893 de la Bibliographie de la France

11 mars 2021

13. La Classe

La Classe

1
Dans ses foyers la classe est renvoyée
Les uns gradés, les autres simples soldats
Ah ! Quel bonheur ! Notre dette est payée
Amis, parents, à bientôt dans vos bras.
Pendant trois ans de douleur et d’absence
Plus d’une fois les larmes dans les yeux
Mais aujourd’hui le cœur plein d’espérance
Auprès de vous nous revenons joyeux.

Refrain
Voici la classe, cédons la place
Sous les drapeaux à nos jeunes conscrits
Vive la France ! Plus de souffrance
La liberté nous attend au pays !

2
On a passé de lourds jours de misère
On a souffert du froid et de la fin
Prêts à braver la foudre de la guerre
Du vrai devoir nous savons le chemin
Que de chagrin ! Plus de deuil, plus de larmes !
Les jours nouveaux vont chasser les anciens
Couchons nous, nous déposons les armes
Les bons soldats seront bons citoyens.

3
Adieu les camps ! Adieu l’ardente Afrique
Adieu Combats aux terribles attirails
Prenons la blouse et quittons la tunique
Nous redeviendrons les soldats du travail.
Adieu nos chefs ! Adieu nos camarades !
Prenez courage, il viendra votre tour.
Courageux enfants à tenter vos embrassades
Avec espoir de vous revoir un jour

4
Embrassons-nous pères et tendres mères
Frères et sœurs embrassons-nous aussi
Donnons la main d’une amitié sincère
Donnons la main au fiancé aux yeux doux
Puisqu’au retour la gaieté nous rassemble
Soyons heureux Dieu merci pour toujours
Jeunes soldats, trinquons ensemble
Nous revenons, vous reviendrez aussi.

 

Paroles trouvées ici : 

http://ruffineck44.blogspot.com/2014/04/le-cahier-de-chansons-dun-dragon-en.html

13 mars 2021

12. Mon camarade

Mon camarade

https://raddo-ethnodoc.com/archive/3157630

Arrivée au régiment

À mon entrée au régiment
Je vis venir à moi dans la caserne
Un grand brun qui me dit gentiment
Tout en astiquant sa giberne

C’est bien drôle que tu ne sois qu’un bleu
Ta bobine me revient tout de même
Tu me fais l’effet d’un bon fieux
De l’amitié formons l’emblème

 

Refrain
On l’appelait Bibi Lolo
Natif de Saint-Lô
Un bon rigolo
Simple troubade
C’était un franc cœur, un lapin
Un zig, un rupin mon frère, mon copain
Mon camarade

2
Jamais on ne vit, nous disait-on
D’amitié semblable à la nôtre
Comme la barbe et le menton
Nous nous complétions l’un par l’autre

Ce qu’il faisait, je le faisais,
L’amitié c’est un bon principe
À ce point que sans le faire exprès
Je crachais quand il fumait la pipe

3
À nous deux nous ne formions qu’un pioupiou
Un amoureux rempli d’adresse
Chaque dimanche, d’une nouvelle nounou
Nous partagions les tendresses

En voulant lorgner les appâts
De sa conquête aux formes si belles
Y me répond : vas-y, ne te gêne pas
Tu vois bien qu’il y a deux gamelles.

4
C’était le plus joyeux des troupiers
Un jour je le trouve, jugez de ma mine !
En train de se couper les ongles des doigts de pieds
Avec un grand couteau de cuisine

Je lui dis : mon vieux, faut te hâter,
C’est l’heure du dîner de la troupe
Il me répond sans plus s’épater
J’attends le pain pour tailler la soupe

5
Pauvre Bibi, j’appris un matin
Qu’il passait devant le conseil de guerre
Pour avoir osé lever la main
Sur le caporal d’ordinaire

Un mois après ; jugez de mon émotion
J’en frissonne encore quand j’y pense
On me dit que j’étais du peloton
Chargé d’accomplir la sentence.

Refrain final
J’ai vu tomber Bibi Lolo
Natif de Saint-Lô
Un bon rigolo,
simple troubarde
J’ai pas tiré mais ça fait rien
Je suis un vaurien J’ai tué mon copain
Mon camarade.

9 février 2021

28. Le Vin de Marsala

Le Vin de Marsala

Paroles :  Villemer, Lucien Delormel ; musique : Félicien Vargues
Annee: 1887

1
Sur le rivage de Sorente
Un jeune et beau Napolitain
Au bruit de la vague dormante
Chantait l'amour soir et matin

Sa voix était douce et moqueuse
Mais des pleurs montaient dans ses yeux
Il coupait sa chanson joyeuse
Par ce refrain capricieux

Refrain
L'amour des femmes a des ailes
Celle que j'aimais s'envola
Ne parlons plus des infidèles
Pour noyer les peines cruelles
Versez ! Versez le vin de Marsala !
Versez ! Versez le vin de Marsala !

2
Elle était belle entre toutes les belles
Et je relisais tous les soirs
Tous les bonheurs dans ses prunelles,
Dans son baiser tous les espoirs
Perdu dans ce rêve d'ivresse,
Qui ne devait jamais finir
Mon cœur se grisait de tendresse,
Mon printemps bravait l'avenir

3
Chaque jour sa voix caressante
Me répétait : Toujours ! toujours !
Et souvent l'aube éblouissante
Eclairait encor nos amours
Vrai dieu ! je la croyais fidèle,
J'en aurais mis mes mains au feu !
Un beau soir déployant son aile
Elle partit sans un adieu

4
Je n'ai pas revu l'inconstante
Tout mon bonheur s'est envolé.
Mais le vin charme mon attente,
Je m'en suis vite consolé
Au diable ! la femme trompeuse !
Dieu merci ! tout est bien fini
J'ai noyé ma peine amoureuse
Versez le vin ! versez l'oubli

5
Ce matin, je l'ai rencontrée
Et j'ai revu sans trop d'émoi
Sourire sa lèvre adorée
Comme elle souriait pour moi,
Plus rose et mille fois plus belle,
Elle n'a changé que de nid
Un autre aux bras de l'infidèle
A repris mon rêve fini



Paroles trouvées ici :

https://www.paroles.cc/chanson,le-vin-de-marsala,53284

1 janvier 2021

48. Rappelle-toi

Rapelle-toi

Rappelle toi quand l’aurore craintive
Ouvre au soleil ton palais enchanté
Rappelle toi lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sur son voile argenté
A l’appel du plaisir lorsque ton sein palpite
Aux doux songes du soir lorsque l’ombre t’invite
Ecoute dans les bois murmurer une voix

Rappelle-toi, rappelle-toi.

2ème Couplet

Rappelle toi lorsque les destinées
M’auront de toi pour jamais séparé
Quand le chagrin, l’exil et les années
Auront brisé ce cœur désespéré
Songe à mon triste amour, songe à l’adieu suprême
L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime
Tant que mon cœur battra toujours il te dira

Rappelle-toi, rappelle-toi.

3ème Couplet

Rappelle toi quand vous la froide terre
Mon cœur brisé pour jamais dormira
quand pour toujours la fleur solitaire
sur mon tombeau à jamais s’ouvrira
Je ne te verrai plus mais mon âme immortelle
Restera près de toi comme une sœur fidèle
Ecoute dans la nuit une voix qui gémit

Rappelle-toi, rappelle-toi.

Paroles trouvées ici :

https://www.philippemorize.com/1ere-partie,518.html

3 janvier 2021

47. Les Fleurs de l'hyménée

47. Les Fleurs de l'hyménée

Fleurs de l'hyménée

Depuis l'heure où dans la chapelle
J'ai vu bénir notre serment
Il me semble que mon coeur t'appelle
Et puis du tien bat doucement
Je vois la beauté qui rayonne
Et puis qui s'amène à mon baiser
Sous la virginale couronne
Des boutons de fleurs d'orangers

Refrain

Les fleurs de l'hymènée
Parant tes longs cheveux
Ce soir ma bien aimée
Ont béni nos voeux

2ème Couplet

Belle et timide sous tes voiles
Quand tu t'avançais vers l'autel
Dans tes yeux brillantes étoiles
Je voyais resplendir le ciel
Puis-je t'exprimer mon ivresse
Et tous mes songes de bonheur
Lorsque ta première caresse
Vint effleurer mon front rêveur

Refrain

Les fleurs de l'hymènée
Parant tes longs cheveux
Ce soir ma bien aimée
Ont béni nos aveux

3ème Couplet

Jadis dans la plaine endormie
Nous rêvions au déclin du jour
En écoutant la mélodie
Du rossignol chantant l'amour
Le doux parfum des aubépines
Embaumant le zéphir du soir
Et je cueillais des églantines
Pour fleurir tes beaux cheveux noirs

Refrain

Les fleurs de l'hyménée
Parant tes longs cheveux
Ce soir ma bien aimée
Ont béni nos aveux

13 février 2021

26. Mireille

Le Portrait de Mireille. Chanson provençale....
Paroles de Louis Gleize ; musique de Frédéric Doria
Paris : P. Tralin, [1880]

I
Au bord du Rhône
J'ai rencontré
Une madone
Que j'adorais
De la Provence
Elle est la fleur
Et sa jouvence
Charme les cœurs

Refrain
Elle a doux nom Mireille
Sa beauté m'ensoleille
Je veux chanter toujours (bis)
Mireille et mes amours (bis)

II
Un doux sourire
Front radieux
Le ciel se mire
En ses grands yeux
Tout feu, tout flamme
Esprit charmant
Grâce de femme
Et cœur charmant

III
À ses oreilles
Fleurs pour pendants
Et sans pareilles
Petites dents
Bouche cerise
Au frais minois
Taille comprise
Entre dix doigts

IV
Beauté païenne
Parfum d'amour
L'Arlésienne
Est faite autour
Voilà fidèle
Tout son portrait
Même moins belle
On l'aimerait

Notice du catalogue de la BNF

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42959496g

7 décembre 2020

61. Les Petits pavés

Les Petits pavés
Paroles de Maurice Vaucaire ; musique de Maurice Vaucaire et Paul Delmet
Paris : L. Grus, [1891]

1
Las de t'attendre dans la rue
J'ai jeté deux petits petits pavés
Sur tes carreaux que j'ai crevés
Mais tu ne m'es pas apparue

Tu te moques de tout je crois
Tu te moques de tout je crois
Demain je t'en lancerai trois

2
Par devant ta porte cochère
Pour faire tomber tes amis
Trois et quatre pavés j'ai mis
J'exècre tes amis ma chère

Demain je recommencerai
Demain je recommencerai
Et tes amis je les tuerai

3
Si tu ne changes pas d'allures
J'écraserai tes yeux ton front
Entre deux pavés qui feront
A ton crâne quelques fêlures

Je t'aime t'aime bien pourtant
Je t'aime t'aime bien pourtant
Mais tu m'en as fait tant et tant

4
Les gendarmes en cavalcade
Me poursuivront après ce coup
Pour m'attacher la corde au cou
Je me bâtis ma barricade

Et sur les pavés je mettrai
Et sur les pavés je mettrai
Mon cœur durci par le regret

5
Autant de pavés par le monde
De grands et de petits pavés
Autant de chagrins encavés
Dans ma pauvre âme vagabonde

Je meurs je meurs de tout cela
Je meurs je meurs de tout cela
Et ma chanson s'arrête là

 Notice au catalog_e de la BNF :
https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43316353g



23 décembre 2020

53. Romance de Mignon

Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ?

Extrait de l'acte 1 de l'opéra "Mignon"
Livret de Jules Barbier et Michel Carré d'après "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" de Goethe, créé à l'Opéra-Comique à Paris le 17 novembre 1866


Musique d'Ambroise Thomas 

1
Connais-tu le pays où fleurit l’oranger,
Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles
Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger,
Où dans toute saison butinent les abeilles,
Où rayonne et sourit, comme un bienfait de Dieu,
Un éternal printemps sous un ciel toujours bleu ?

Refrain
Hélas ! Que ne puisje te suivre
Vers ce rivage heureux, d’où le sort m’exila !
C’est là, c’est là que je voudrais vivre,
Aimer, aimer et mourir !
C’est la que jevoudrais vivre, c’est là ! Oui, c’est là !

2
Connais-tu la maison où l’on m’attend la bas ?
La salle aux lambris d’or où des hommes de marbre
M’appellent dans la nuit en me tendant les bras ?
Et la cour où l’on danse à l’ombre d’un grand arbre,
Et le lac transparent où glissent sur les eaux
Mille bateaux légers, pareils à des oiseaux ?
 

Paroles trouvées ici :
 https://digitalcommons.conncoll.edu/sheetmusic/234/

27 novembre 2020

66. Mignon

66. Mignon

157 Mignon

http://cahierschansons.free.fr/CC/spip.php?article172

Ambroise THOMAS (1811 – 1896)
Mignon (1866)
- «Elle ne croyait pas, dans sa candeur naïve»
Récit et air de Wilhelm

Vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=OHr9Jul9uTI

Elle ne croyait pas, Wilhelm's aria from Mignon

Récitatif :

Étrange regard!
Ah! mieux que ma raison le coeur de ce vieillard
Console cet enfant par ses soins ranimée!
J'ai deviné trop tard le secret de Mignon;
Hélas! elle sommeille, et prononce mon nom.

Air :

1
Elle ne croyait pas, dans sa candeur naïve,
Que l'amour innocent qui dormait dans son coeur,
Dut se changer un jour en une ardeur plus vive
Et troubler à jamais son rêve de bonheur.

Refrain 
Pour rendre à la fleur épuisée
Sa fraîcheur, son éclat vermeil,
Ô printemps, donne-lui ta goutte de rosée!
Ô mon coeur, donne-lui ton rayon de soleil!

2
C'est en vain que j'attends un aveu de sa bouche,
Je veux connaître en vain ses secrètes douleurs,
Mon regard l'intimide et ma voix l'effrouche,
Un mot trouble son âme et fait couler ses pleurs!

 

17 mars 2021

10. Femmes et fleurs

Femmes et fleurs (auteurs inconnus)

Oui mes amis les fleurs ont un langage
Qui de nos cœurs nous dit les doux regrets [secrets ?].
Avec espoir nous pouvons à tout âge
Interroger leurs emblèmes discrets.
A tout moment ces chères confidentes
Savent parler d’un air simple et coquet
Car elles ont pour les âmes aimantes
Bien des parfums cachés dans leur bouquet.

1
Voici d’abord l’aimable marguerite
Qui va vous dire « Elle m’aime un peu, beaucoup,
Passionnément » mais hélas la petite
Va quelquefois répondre « Pas du tout ».

2
Fleurs d’oranger c’est la vierge étoilée ;
L’enlacement c’est le volubilis ;
Pour la querelle on a la giroflée.
N’oubliez pas le bleu myosotis !

3
Fleurs d’amandier c’est de l’étourderie ;
Belles de nuits, insensibilité ;
Bleuets espoirs, Bruyère revers,
Coquelicot caractère entêté.

4
L’héliotrope est fidèle et dévoué ;
La violette au mérite caché
Sert de symbole : elle est modeste et belle.
L’aubépine est le remords d’un péché.

5
[illisible… ] les lilas nous parlent de jeunesse
Le réséda nous charme à quarante ans
Dans la pervenche on trouve la tendresse
La primevère égaye le printemps

6
Le lys est pur comme la fiancée,
Le bouton d’or comme une étoile luit,
Le gai jasmin parfume la pensée
Mais le narcisse est amoureux de lui.

7
Le fier palmier présage la victoire ;
Dans la tulipe on peut lire l’orgueil,
Dans l’olivier la paix après la gloire
Et le cyprès n’ombrage que le deuil.

8
Pour le poète œillet est jalousie,
Le lierre doit rappeler l’amitié ;
Dans le muguet je vois la fantaisie
Et dans la rose amour gloire et piété.

Rien trouvé . Il s'agit peut-être de ceci (BNF) :

Femmes et fleurs. valse, E. Fischer, arrangée pour musique militaire par H.l Miessel... (1884) L'original est de 1872 

Apparemment non vu qu'il n'y a pas de paroles.

https://henseltlibrary.files.wordpress.com/2009/12/fischer_e_-_femmes_et_fleurs.pdf

25 mars 2021

6. La Revue des fromages

La Revue des fromages ( R. Esse et L. Marcel ; Albert Petit)

aux éditions Billaudot 

1
Je suis marchand d' beurre et d' fromage
Et d' puis longtemps j' caressais l' projet
D' passer la r' vue d' mon étalage
Dès qu' j' aurai fermé mon volet.
J 'descends un' nuit dans ma boutique
Et qu'est-ce que j' vois, m 'faisant la nique
Mes fromages,comme un régiment
Qui s' mettaient tous en mouvement!

Y avait le Coulommiers
Qui marchait des premiers
Derrière lui v' nait le Livarot
Qui s'avançait au petit trot
Ensuite venait l' Roqu'fort
Qui marchait puant fort
En dernier le Cantal

REFRAIN
Allons enfants
Disaient-ils triomphants
Marchons, serrons les rangs,
Faisons tapage
Il est minuit
Sortons de ce réduit
Puisque c'est aujourd'hui
La Saint Fromage!

2
Pour cette fête poétique
Ils organisent un bal entre eux
En répandant dans la boutique
Les parfums les plus vaporeux!
Puis chacun sans plus de manière
Prend le bras d' sa particulière
Et tout bas ils disaient entre eux
Pass 'moi donc la main dans les ch' veux!

Au Brie le Camembert
Disait : mon p 'tit Albert;
Pour bien lui prouver son amour
l' Cantal embrassait l' Romatour;
L' Maroilles au Géromé
Disait : "mon bien-aimé"
Au Roqu'fort le Bondon
Disait : "Je t'aime et tu sens bon !"

Au refrain

3
Le Parmesan qu'est assez grave
Dit : "Mes enfants c'est pas tout ça
Si nous descendions à la cave
Pour sucer un peu d'Malaga?"
Chaque fromage à ses camarades
Offre rasade sur rasade
Mais à force de boire du picton
Ils avaient tous un fier pompon !

Y avait le Bondon
Qui gisait moribond
Y' avait l' malheureux Géromé
Qui gisait presqu 'inanimé
L'infortuné Roqu'fort
Qui gisait ivre-mort
Et le coeur sans dessus dessous
L'Gruyère rendait l'âme par ses trous!

Au refrain

4
La morale de cette aventure
C'est que l' lend'main d'ce bal fameux
Chaque fromage à la devanture
Avait l'air d'avoir mal aux ch'veux!:
Mais qu'importe quand on les aime
L' amateur en mangea quand même
Mais hélas ce qui arriva
Fut épouvantable ! Voilà:


C' lui qui mangea l' Roqu 'fort
Tomba foudroyé mort!
C' lui qui boulotta l'Parmesan
En fut malade pendant 2 ans!
C' lui qui mangea l' Cantal
Périt à l'Hôpital
Et le Gruyère heureusement
Empoisonna [ma] Belle-Maman!

Refrain
Allons enfants,
Disaient-ils triomphants,
Marchons ,serrons les rangs
Faisons tapage,
Il est minuit sortons de ce réduit
Puisque c'est aujourd'hui
la Saint Fromage !

Paroles trouvées ici : https://virusetcie.skyrock.com/1551998822-la-revue-des-fromages.html

MP3 partiel ici :

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/audio/ch_perdues/la_revue_des_fromages.mp3

Indication sur le même site : "La revue des fromages" grande marche triomphale créée par Chemin à la Scala, Parue dans le n° 74 de "Les Chansons illustrées".

Partition ici : 

https://books.google.fr/books?id=lmNYDwAAQBAJ&pg=PT344&lpg=PT344&dq=%22La+revue+des+fromages%22+grande+marche+triomphale&source=bl&ots=z9erswSu_H&sig=ACfU3U3uwkWQqivItLmqpazQv6y9pMkctg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwij35Dr2OnvAhVC6uAKHWHOC6EQ6AEwAXoECAEQAw#v=onepage&q=%22La%20revue%20des%20fromages%22%20grande%20marche%20triomphale&f=false

13 novembre 2020

73. La Poitrinaire

73. La Poitrinaire

La poitrinaire

Mon Dieu, mon Dieu, exauce ma prière
Entends, entends mes douloureux accents
Je suis bien jeune et je suis poitrinaire
Je vais mourir et je n’ai que quinze ans
Délivre moi de cette maladie
Ferme la tombe qui va m’ensevelir
Je n’ai pas vu le printemps de ma vie
Dieu tout puissant, ne me fait pas mourir. (bis)

Je sais pourquoi tu me laisses souffrante
Tu n’es pas le dieu de ma religion
Tu m’as maudis car je suis protestante
Et n’aurai pas ta bénédiction
Mais à tout prix il faut que je l’obtienne
Il n’y a que toi qui puisses me secourir
Si j’en reviens je me ferai chrétienne
Dieu tout puissant, ne me fait pas mourir. (bis)

Tu sais, mon Dieu, que mon malheureux frère
Est parti pour un lointain pays
Tu sais mon Dieu en qui mon cœur espère
Oh ! Dis moi donc, reverra-t-il Paris
Auprès de moi, reprendra-t-il sa place
Dans l’océan ira-t-il s’engloutir
Mais s’il revient il faut que je l’embrasse
Dieu tout puissant, ne me fait pas mourir. (bis)

Ainsi parlait une jeune colombe
A la voix douce, au regard langoureux
Et maintenant elle est dans une tombe
A la nature elle a fait ses adieux
Pourquoi faut-il qu’une vertu si chère
Dans une tombe aille s’ensevelir
Mais la vertu n’est pas d’être sur terre
Dieu tout puissant, tu l’as donc fait mourir. (bis)

 Texte trouvé ici :

https://www.philippemorize.com/1ere-partie,518.html

 

29 novembre 2020

65. Dans l’oasis

65. Dans l’oasis

Dans l'oasis

1er couplet

Déjà dans le désert l'aigle royal qui plane
Annonce le soleil
Ton esclave s'en va garder la caravane
A l'horizon vermeil
Fais descendre sur moi
Ton regard qui scintille
Oh ma belle Sara
Livre moi tes bras nus
Toi la plus belle fille
Que l'orient Fera

Refrain

Que ta lèvre de rose
Sur la mienne se pose
Je brave le simon (?)
Et les cieux embrasés
Par le désert de flamme
Que j'emporte en mon âme
Le souvenir brulant (bis)
De tes ardents baisers

2è couplet

Je chanterai tes yeux aux étoiles jalouses
Aux astres éblouis
Je confirai mes rêves aux tapis de pelouses
Le soir dans l'oasis
Partout je chanterai
Ta chevelure noire
Oh vierge de l'Iran
Ton doux nom est gravé
Sur le manche d'ivoire
De mon lourd Yatagan

3è couplet

Comme la fleur vermeil a besoin de rosée
Pour resplendir un jour
Comme il faut l'eau du ciel à la source épuisée
Il me faut ton amour
On sonne le départ
Ecoute ma charmante
Le son de ma guitare
Qu'un mot de toi me mette
Au coeur l'oiseau qui chante
pour les élus d'Allah

 

http://cahier.chansons.free.fr/dans-l-oasis.shtml

1 décembre 2020

64. Le Pauvre noir

 64. Le Pauvre noir

http://www.paroles.net/chansons/55960.htm

http://cgi.ebay.fr/Partition-LE-PAUVRE-NOIR-de-CH-LIEBAU_W0QQitemZ110172949398QQihZ001QQcategoryZ60739QQcmdZViewItem

LE PAUVRE NOIR

Paroles de A. GERARD

Musique de CH. LIEBEAU

 

Joubert, éditeur

format 27 X 17,5

 

Emile Lavielle = interprète

 

 

Le pauvre noir

 

1943 ??

 


Le front couvert de sueur et de sang
Un pauvre noir des côtes de Guiné,
Marchait courbé, sous un fardeau pesant
En maudissant sa triste destinée
Ne pouvant plus porter son lourd fardeau
Il s'écria "Maître à l'âme cruelle,
J'ai dans mon cœur une douleur mortelle
Au pauvre Noir, donne un peu de repos {x2}

Depuis vingt ans je travaille pour toi,
Mes bras nerveux ont défriché tes plaines
Mais maintenant, je suis vieux tu le vois
Mon sang glacé se flétrit dans mes veines
Te souviens-tu qu'au bord de ce ruisseau
Je t'ai sauvé des fureurs de la hyène !
Sois généreux ! Prends pitié de ma peine !
Au pauvre noir, donne un peu de repos {x2}

De me frapper qui t'a donné le droit ?
Dieu me créa, dis-tu, pour être esclave
Ne suis-je pas un homme comme toi ?
Crois-tu qu'un noir ne peut pas être brave ?
Tes coups de fouet ont déchiré ma peau,
Fait frissonner mon cœur dans ma poitrine !
Le tigre est fort, mais le lion le domine
Au pauvre noir, donne un peu de repos {x2}

Te souviens-tu Saint-Domingue en courroux
Quand il fallut abolir l'esclavage ?
Le peuple noir fit ployer les genoux
Aux lâches blancs qui manquaient de courage
La liberté déployant son drapeau
A pour toujours supprimé le servage
En me frappant, tu détruis mon courage
Au pauvre noir, donne un peu de repos" {x2}

Le cœur brisé, le pauvre malheureux,
Pour éviter d'autres nouveaux outrages,
Prit son fardeau les larmes dans les yeux
En maudissant l'homme au pâle visage
Huit jours après, priait sur son tombeau
Un enfant noir dont la voix mâle et fière
Fit le serment de venger son vieux père
L'âme du noir goûte enfin le repos {x2}

 

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Chez Francis Bourges
  • Francis Bourges a effectué son service militaire au 71e R.I. de Saint-Brieuc de 1895 à 1898. Il a recueilli dans un cahier les chansons que l'on chantait dans ce régiment. Ce blog restitue ce travail et ce qui en reste aujourd'hui sur la toile.
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