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Chez Francis Bourges

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5 mars 2021

16. La Ferme des rosiers

La Ferme des rosiers

Paroles de Lucien COLONGE
Musique de Jules JACOB
Editée chez François BIGOT en 1888.

Chantée par AMIATI à La Scala

I
Dans la vallée, au bord de la Moselle
Je cheminais sous les hauts peupliers
L'oiseau chantait sa romance nouvelle
Quand j'aperçus la ferme des rosiers
Un gai soleil inondait de lumière
Des bébés roses jouaient près de son seuil
Entrez, entrez, me disait la fermière
Aux voyageurs, nous faisons bon accueil
Nous faisons bon accueil

Refrain
Soyez le bienvenu, vous qui parlez de France
Vous trouverez toujours place dans nos foyers
Plus tard, en apportant la joie et l'espérance
Puissiez-vous retrouver la ferme des rosiers

II
En mon honneur on apporta des verres
Afin de boire, on parla du pays
Nous évoquions des souvenirs de guerre
Les jours de deuil où nous fûmes trahis
Les yeux alors s'obscurcissaient de larmes
Elle me disait, avec un mal accent :
« Je fus témoin de l'un de ces faits d'armes
Où nos soldats luttaient dix contre cent » (bis)

III
Ils étaient las, ces soldats héroïques
On avait dit : il faut vaincre ou mourir
Rien n'ébranla leur courage stoïque
Et, bravement, ils ont tous su mourir
Souvent, le soir, tout mon être tressaille
Je les revois devant mes yeux rêveurs
Défigurés, hachés par la mitraille
Où ces martyrs attendaient leurs vengeurs (bis)

IV
Ils sont là-bas, couchés sous notre terre
Et mes rosiers les recouvrent de fleurs
Le rossignol y chante avec mystère
Et la rosée y fait briller ses pleurs
Notre maison est restée à la France
Dans le cellier, j'ai gardé leur drapeau
Malgré l'exil et les jours de souffrance
Je reste ici pour garder leurs tombeaux


MP3 partiel par Pierre Valray ici :

 http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/audio/ch_perdues/la_ferme_des_rosiers.mp3 

Partition récupérée sur Gallica (Bibliothèques de la ville de Paris)
et affichée temporairement  :




16 La ferme des rosiers 03315_1

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3 mars 2021

17. Le Chant des zouaves

Le chant des Zouaves = Marche du 1er zouaves

1
Sous le soleil brûlant de l'Algérie,
Notre étendard planait calme et vainqueur,
Au cri d'appel de sa mère Patrie,
Du Nord il court affronter la rigueur,

Viens déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés ô mon noble drapeau,
Déjà noircis de poudre et de fumée,
Au premier rang il flotteront bientôt.

Refrain
Hourrah ! Hourrah ! Mon brave régiment,
Le tambour résonne,
Notre clairon sonne,
Hourrah! Hourrah ! Zouaves en avant!
En avant ! en avant ! en avant!

Pan, pan, l'Arbi, les chacals sont par ici.
Les chacals et les vitriers.
N'ont jamais laissé les colons nu-pieds
A trente sous la paire de souliers.
Les chacals et les vitriers,
N'ont jamais laissé les colons nu-pieds.

2
Ainsi qu'on voit des flancs noirs d'un nuage
Jaillir soudain la foudre et les autans
Tels des vaisseaux s'élançant sur la plage
De nos zouaves les flots impatients

Comme un torrent de laves bouillonnantes
Leurs bataillons fondent sur l'ennemi
Et font monter leurs vagues triomphantes
Jusqu'au sommet des remparts de granit

3
Que le conscrit tout bas se désespère,
S'il passe un jour sans vivres, sans abri,
Le vieux soldat sait dormir sur la terre.
Le sol suffit à son corps endurci,

Puis nous avons pour chasser la famine,
Certains moyens qu'en Afrique on apprit,
Nos maraudeurs fournissent la cantine,
On vit souvent aux frais de l'ennemi.

4
Jeunes beautés qu'à l'hiver le ciel donne,
Comme au printemps il a donné les fleurs.
De vos plaisirs, effeuillez la couronne.
Dansez gaiement grâce à vos défenseurs.

Mais si soudain survient dans une fête,
Un vieux chacal au front cicatrisé,
Qu'un doux sourire acquittant votre dette,
Lui paye, enfants, le sang qu'il a versé

5.
Sans crainte, amis, on peut fouler la terre.
Qui tôt ou tard doit recevoir nos corps,
Lorsqu'on sent là... seul bien du militaire.
Un cœur loyal, une âme sans remords.

Heureux celui qui meurt dans les batailles,
Sous son drapeau près de ses vieux amis,
Il a du moins de nobles funérailles.
Et Dieu bénit qui meurt pour son pays 

Une version avec les huit couplets ici :

https://musique-militaire.fr/armee-dafrique/marche-du-1er-zouave



1 mars 2021

18 Les Regrets de Mignon

Les Regrets de Mignon
(paroles :Gaston Villemer et Lucien Delormel ; musique Fr. Boissière)

 

1er couplet

Mignon sur la rive étrangère
Regardant voler un oiseau
Lui dit tout bas dans sa prière
Si tu t’en vas vers le hameau
Si tu t’arrêtes sous le chêne
Qui donne l’ombre à la maison
De laquelle mon âme est pleine
En passant jette lui mon nom

Refrain

Sous ton aile emporte mon cœur
Vers les rives de ma patrie
Si tu t’en vas dis à la fleur
Naissant au bord de la prairie
Que loin d’elle Mignon se meurt (bis)

2ème couplet

Hirondelle sur une branche
Arrête toi pour écouter
Sonner la cloche du Dimanche
Et quand tu l’entendras tinter
Aux Compagnons de mon enfance
Pour éveiller sa souvenance
Que ta chanson parle de moi

3ème couplet

Lorsque du ciel où je suis née
Hirondelle tu reviendras
Avec l’Avril d’une autre année
Si tu ne me retrouves pas
c’est que froide comme les marbres
Mignon le corps inanimé
Reposera sous les grands arbres
Loin de son pays tant aimé

Partition ici : 
https://www.archives-carmel-lisieux.fr/english/carmel/index.php/rp-1/342-partitions/1951-les-regrets-de-mignon

MP3 ici :
https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/1414

18 les_regrets_de_Mignon001


18 les_regrets_de_Mignon en ncouleurs 001

27 février 2021

19. Aïda

Aïda (auteurs inconnus)

1
Je n’avais pas vingt ans quand les yeux bleus d’un ange
D’une belle au cœur pur brillèrent dans ma nuit.
Surpris je contemplai son doux regard étrange
Qui caressait mes yeux radieux et séduits

Depuis j’ai bien des fois à sa lèvre embaumée
Sous l’osais en fleurs cueilli de doux souffrirs
Quand la brise du soir, suave et parfumée,
Eveille dans mon cœur les plus ardents désirs

Refrain
Et sous les verts palmiers quand la timide aurore
Venait nous annoncer le retour d’un beau jour
Aïda me disait : « Ami, je veux encore,
Je veux vivre et mourir, vivre et mourir d’amour.

2
Tendrement enlacés près de beaux lauriers roses
Nous soupirions d’amour en contemplant les cieux
Lorsque le colibri nous chantait mille choses
Nos âmes s’unissaient à leur concert joyeux

[Et] quand avec mystère passait la nuit suprême
Aïda rayonnait en me disant : « ami,
Sous le soleil brûlant de tout mon cœur je t’aime
Mais je t’aime encore [bien] mieux quand tout est endormi. ».

3
Une nuit nous rêvions sous la voûte azurée
La nuit tout mon bonheur hélas devait finir
La lèvre sur la lèvre et la voix enivrée
Nous nous aimions tous deux en parlant d’avenir

Prise d’un transport étrange en une mortelle étreinte
Je pressai sur mon cœur cette ange grâcieuse
Je saisi à sa bouche une suprême étreinte
Et son âme s’envola légère vers les cieux

Refrain final
Ah ! Reviens me charmer souvenir, que j’adore
De celle que j’aimais j’ai vu les derniers jours
En fermant ses beaux yeux elle me disait encore
Je veux vivre et mourir, vivre et mourir d’amour.

 

 Il s'agit peut-être de "Aïda, chanson maure" par Jules Cohen chantée par Mme Engally pour la première fois en 1879.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4781431x/f4.image.r=engally%20chanson%20maure?rk=21459;2 

 

25 février 2021

20. Les Filles

Les Filles (paroles de Victor Damien et Saint-Gilles ; musique de Emile Spencer)

1
Cessez d’insulter sans raison
Les malheureuses qui portent le nom
De filles

Comme vos sœurs elles furent dans le temps
La joie, l’orgueil de leurs parents
Les filles

Souvenez-vous des jours heureux
Où vous partagiez leurs jeux
Aux filles

Sur vos lèvres vous n’aviez pas
Ce mot qui sonne comme un glas
« Les filles »

2
Elles étaient bien loin de penser
Qu’elles feraient le triste métier
De filles

Elles rêvaient dans leur candeur
La vie honnête et le bonheur
Les filles

Ne trouvant pas à travailler
Elles sont devenues pour manger
Des filles

Vendant leur corps, gardant leur cœur,
Elles sont des esclaves messeigneurs
Les filles

3
Quoique bannie d’la société
Elle pratique la charité
La fille

Avec l’argent [du fil de ??? illisible. Fils de preux ?]
Elle soulage les malheureux
La fille

Les claques ne lui font pas peur
Et de donner réchauffe le cœur
D’la fille

Aussi combien de crève-de-faim
Ne sont pas morts grâce à la main
D’la fille

4
Lorsque vieillie, tuée par les nuits
A l’hôpital on la conduit
La fille

Loin de Paris, loin du mouvement,
Elle s’éteint bien doucement
La fille

Joignant ses pauvres doigts tremblants
Elle pense à ses jeunes ans
La fille

A la mère qui la caressait
Les temps jadis où elle était
Petite fille

 

Identifiée dans BN-OPale Plus

Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Musique notée : sans médiation

Auteur(s) : Spencer, Émile (18..-1921). Compositeur Voir les notices liées en tant qu'auteur

Titre(s) : Les filles : chanson / paroles de V. Damien et Saint Gilles ; musique de Emile Spencer

Publication : Paris : V. Puigellier et A. Bassereau, 1893

Impression :  (Paris : Impr. Dupré)

Description matérielle : couv. ill.

Incipit(s) : 
1.1.1. Cesser d'insulter sans raison les malheureus's

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23 février 2021

21. Nana

Bonjour Nana ! aubade réaliste
(Paroles de René Esse et de Félix Morteuil ; musique de Léopold Gangloff)

 

1
Bonjour Nana, fleur du printemps !
Es-tu toujours aussi gironde ?
As-tu toujours le chignon teint ?
As-tu toujours la gorge ronde ?
Te souviens-tu du môme Ernest
Quand t’étais à la gare de l’Est ?
Ah qu’t’étais chouette ! Ah qu’t’étais chouette !

Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Ouvre ton usine !
Ouvre ton usine !
Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Bonjour Nana ! Bonjour Nana !

2
Le Dimanche au bouillon Duval
Quand t’avais fait d’la bonne galette
Comme des bourgeois de Bougival
Nous allions faire un brin la fête.
Tu mangeais d’la blanquette de veau
Tu mangeais d’la blanquette de veau
Et moi du merlan nouveau

Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Jolie cousine
Jolie cousine
Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Bonjour Nana ! Bonjour Nana !

3
J’ai vu bien des pays nouveaux
Des voyages j’ai la folie
J’ai visité Melun, Clairvaux
Et la Nouvelle-Calédonie
Mais maintenant je suis blasé
Car je ne m’y suis pas amusé
J’suis taciturne, J’suis taciturne

Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Ouvre ta turne !
Ouvre ta turne !
Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Bonjour Nana ! Bonjour Nana !

4
Tu ouvres enfin ! Merci Nana !
Viens que j’te r’garde et que j’t’embrasse !
Ah ce qu’à présent t’es tocarde !
Perdu mon temps et ma beauté
Pour une vieille antiquité !
Ce s’rait trop gourde !
Ce s’rait trop gourde !

Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Boucle ta lourde !
Boucle ta lourde !
Tu m’croyais mort ? Eh ben me v’là !
Bonsoir Nana ! Bonsoir Nana !

 

Rien trouvé à ce jour 2021-04-09 que la notice de la Bibliographie de la France n° du 1er janvier 1893

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k86799w/f697.image.r=%22Bonjour%20Nana%22?rk=300430;4

et celle de BN-OPALE

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43002900v

 

21 février 2021

22. Bertha

Bertha
(Paroles de Antoine Gay ; Musique de Abel Gay)

1
Sous le ciel bleu de la Provence
De mon pays je revois mon bonheur.
Je me rappelais mon enfance
Des orangers j’espérais la [illisible : douceur ?]
Tout semblait rire dans la nature
Et cependant j’étais triste, isolé
L’oiseau chantait sous la ramure
Mais j’étais seul et j’étais désolé

Refrain
Ne me méprise pas
Bertha je t’en supplie
Ma douleur ici-bas
Attristera ma vie
Je t’aimerai toujours
Jusqu’à mon dernier jour

2
Bertha, reviens ! Je t’aime encore,
Chère adorée, je t’aimerai toujours.
Reviens chanter quand vient l’aurore
La chanson belle et tendre de l’amour !
Pourquoi fuis-tu la sainte ivresse
Que nous apporte le vieux Cupidon ?
Pourquoi fuis-tu cette caresse ?
Dis, pourquoi me laisser dans l’abandon ?

3
Bertha, es-tu sans pitié, ô mignonne
Pour celui qui t’adore, ange d’amour
Bien loin de toi mon cœur frissonne
Et près de toi il s’en va nuit et jour
Ne ris donc pas je t’en supplie
Aie donc enfin pitié de ma douleur
Reviens courir dans la prairie
Car loin de toi il n’est pas de bonheur

Notice dans BN-Opale plus :

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45276851h

19 février 2021

23. Le Clairon

Le Clairon
(Paroles de Paul Déroulède ; musique d'Emile André)
Paris : L. Bathlot, [1875] 

1
L'air est pur, la route est large
Le clairon sonne la charge
Les zouaves vont en chantant
Et là-haut sur la colline,
Dans la forêt qui domine,
Le Prussien les attend.

2
Le clairon est un vieux brave
Et lorsque la lutte est grave,
C'est un rude compagnon ;
Il a vu mainte bataille
Et porte plus d'une entaille,
Depuis les pieds jusqu'au front

3
C'est lui qui guide la fête,
Jamais sa fière trompette
N'eut un accent plus vainqueur,
Et de son souffle de flamme,
L'espérance vient à l'âme,
Le courage monte au coeur. 

4
On grimpe, on court, on arrive,
Et la fusillade est vive
Et les Prussiens sont adroits ;
Quand enfin le cri se jette :
"En marche ! A la baïonnette !"
Et l'on entre sous le bois. 

5
A la première décharge,
Le clairon sonnant la charge
Tombe frappé sans recours ;
Mais, dans un effort suprême,
Menant le combat quand même,
Le clairon sonne toujours. 

6
Et cependant le sang coule,
Mais sa main qui le refoule,
Suspend un instant la mort,
Et de sa note affolée,
Précipitant la mêlée,
Le vieux clairon sonne encore. 

7
Il est là, couché sur l'herbe,
Dédaignant, blessé superbe,
Tout espoir et tout secours ;
Et sur sa lèvre sanglante,
Gardant sa trompette ardente,
Il sonne, il sonne toujours. 

8
Puis dans la forêt pressée,
Voyant la charge lancée
Et les zouaves bondir,
Alors le clairon s'arrête,
Sa dernière tâche est faite :
Il achève de mourir.

Paroles récupérées ici où l'on peut entendre l'audio du 1er couplet :

http://unabcc.free.fr/chants/chant-clairon.html


Notice au catalogue de la BNF : 

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42814966q

17 février 2021

24. Le Moulin à Rata

Le Moulin à Rata ! Chansonnette militaire. (paroles de Henry Moreau, musique de Félicien Vargues)
Paris : E. Benoit, [1895]
Chanson du répertoire de Polin

1
C’était un soir à la caserne.
Histoire de rigoler un peu,
Un caporal, vieille giberne,
Dit à Pitanchaux, un jeune bleu :
« Depuis l’jour de ton arrivée
T’as pas fait la grande corvée.
C’est bien ton tour, jeune soldat :
Va chercher l’moulin à rata ! »

Parlé : «
- Où ça, caporal ? » qu’il lui dit.
- A la cantine » qu’il lui r’dit.
- Mais laquelle est… ? qu’il lui dit
- Ecoute moi bien, qu’il lui r’dit,

Prends d’une façon à droite le couloir à gauche.
Descends un étage, marche tout droit jusqu’au bon endroit.
Entre par la petite porte et vas-y jusqu’au fond.

Refrain
C’est là qu’est la cantine
De la belle Augustine
Pour sûr elle te donnera
Le moulin à rata

2
La cantinière est jeune et belle
Et le soldat, plein d’émotion,
Lui d’mande, en jouant d’la prunelle,
Le petit moulin en question.
En rigolant la cantinière
Une femme qui n’est pas fière
S’écria : « Comment, gros bêta ?
Tu veux le moulin à rata ? »

Parlé
- Où qu’est votre moulin, qu’il lui dit.
- Il est à sa place, qu’elle lui dit.
- Mais où ça qu’c’est ? qu’il lui dit.
- Ecoute moi bien qu’elle lui dit :

Prends d’une façon à droite le couloir à gauche.
Descends un étage, marche tout droit jusqu’au bon endroit.
Entre par la petite porte et vas-y jusqu’au fond.Refrain 2

C’est là qu’dans la cantine
De la belle Augustine
Pour toi tourne, tournera
Le moulin à rata.

3
L’fantassin l’esprit en déroute
Craignait de n’pas trouver l’chemin.
Afin de lui montrer la route
La cantinière l’prit par la main
Puis, l’emmenant au fond d’la cave,
Elle dit au piou-piou : « Si t’es brave
Dans un instant, jeune soldat
T’aura le moulin à rata.

Parlé :
- Il fait rudement noir ! qu’il lui dit.
- Ca fait rien du tout, qu’elle lui r’dit.
- C’est-y d’ce côté ? qu’il lui dit.
- Mais non, grand fourneau, qu’elle lui r’dit.

Prends d’une façon à droite le couloir à gauche.
Descends un étage, marche tout droit jusqu’au bon endroit.
Entre par la petite porte et vas-y jusqu’au fond.Refrain 3

C’est là qu’dans la cantine
De la belle Augustine
Pour toi tourne et tournera
Le moulin à rata.

4
Quand il revint à la chambrée
Le malin troupier ne dit rien.
Pendant qu’on blaguait sa corvée
Il pensait : « Ca m’a fait du bien !’
Depuis, chaque soir, en sourdine
Le bleu, filant vers la cantine,
En rigolant disait comme ça :
- J’voudrais le moulin à rata !

Parlé
- Mon gros canard vert, qu’il lui dit.
- Mon petit chéri, qu’elle lui dit.
- Je suis plus un bleu, qu’il lui dit.
- Sûr que non, fiston ! qu’elle lui r’dit.

Prends d’une façon à droite le couloir à gauche.
Descends un étage, marche tout droit jusqu’au bon endroit.
Entre par la petite porte et vas-y jusqu’au fond.Refrain 4

Pour toi dans la cantine
De la belle Augustine
Pour toi tourne et tournera
Le moulin à rata.

Polin_1900

Notice au catalogue de la BNF

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb433145468

15 février 2021

25. Brin de vie !

Brin de vie ! Chanson...,
Paroles de Edgard Favart, musique de Eugène Poncin
Paris (7, rue d'Enghien) : [s.n.], [1895]

Version html du texte à venir

54 Brin de vie paroles 01

54 Brin de vie paroles 02

54 Brin de vie paroles 03

54 Brin de vie paroles 04

 

Elle a été chantée par Fragson.

On peut l'entendre en Mp3 ici :

http://www.phonobase.org/audio/AA-CD01aCD99/CD64_14.mp3

Paroles récupérées ici :

https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/1987010

 

Notice au catalogue de la BNF

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb433145468

54 Brin de vie

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Chez Francis Bourges
  • Francis Bourges a effectué son service militaire au 71e R.I. de Saint-Brieuc de 1895 à 1898. Il a recueilli dans un cahier les chansons que l'on chantait dans ce régiment. Ce blog restitue ce travail et ce qui en reste aujourd'hui sur la toile.
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